le début de tout

le début de tout
Il y a environ 17 ans ma maman est arrivée en suisse. Elle a rencontré mon père puis ils se sont mariés. Avant de partir de son pays ma maman n'a pas fini ses études universitaires, quelque chose qu'elle regrettera plus tard.
Un an après leur mariage je suis née, 13 mois plus tard se fut le tour de mon frère (Ken), puis quelques années après, ma s½ur (Lucia) et encore quelques années après, mon autre s½ur (Marie).
Nous avons déménager deux fois. La deuxième fois c'est ici que nous sommes arrivée. J'avais environ 6 ans. Mes parents aimaient bien ce quartier près du lac, près de l'école, jolie et très calme. (c'est un appartement de 4 pièces subventionné). Deux ans après mes parents deviennent les concierges (de 4 bâtiments d'environ 90 appartements)... Et notre appartement devient l'appartement de fonction.


# Posté le samedi 06 décembre 2008 06:36

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 10:23

début des problèmes

début des problèmes
Mes parents ont toujours fait un excellent travail ,et les locataires étaient très gentils (et la plus part le sont toujours). Ma maman travaillait très dur: elle s'occupait de 4 bâtiments et de 4 enfants dont un bébé (marie venait de naître). Mon père travaillait comme jardinier. Tout allait bien!!! A part qu'ils travaillaient beaucoup et qu'ils étaient fatigués.
Mais je ne sais pas comment n'y quand exactement mais c'est arrivée.... Ma maman a reçu une baffe par une voisine, un autre voisin a pris des photos de mon frère quand il jouait dehors, Laura c'est fait traiter de menteuse; j'avais fait une petit fête avec mes camarades des classe (on était en 4ème on allait tous passer en 5ème) des voisins ont commencé à nous crier dessus. Ils disaient qu'on faisait trop de bruit et que mes amis ne faisaient pas partie du quartier donc ils n'avaient pas le droit d'être ici (c'était à peine18h00 et mes amis commençait déjà a partir)....

Une des cause: avant que mes parents soient concierges, il y avait un gérant et des concierges qui ne disaient rien si un locataire ne respectait pas le règlement. Mais mes parents sont devenus concierges et il y a eu un nouveau gérant qui exigeait à mes parents de faire respecter les régles. Mes parent ont toujours fait ce que demandait le gérant. Résultat: certains locataires croyaient que mes parents demandaient d'enlever les chaussures devant la porte, de ne rien mettre sur le bord des fenêtres, nettoyer les buanderies,etc pour les embêter. Comme si mes parents adoraient faire la ''police''.

# Posté le samedi 06 décembre 2008 07:03

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 10:23

!!!!!

!!!!!
Les choses ont continué à dégénérer... Le gérant nous disait que c'était des problèmes personnels (ce qui veut dire se ne sont pas mes affaires, débrouillez vous). Puis un jour ma maman c'est fait agresser pendant qu'elle nettoyait. Les choses allait beaucoup trop loin. Mes parents ont écrit une lettre à la gérance. Ils ont eu un rendez- vous avec le gérant et le directeur. Ils ont engueulé ma maman en disant que tout ça était de sa faute, qu'elle n'était pas une bonne concierge, etc... Et quand ma maman lui demandait pourquoi il était si agressif envers elle et pourquoi il lui criait dessus il lui répondit " Je suis votre patron et je vous paye madame, voilà de quel droit je me permet de vous crier dessus".Deux jour après(le 10 septembre 2008) nous avons reçu une lettre qui nous mettait à la porte. Le 31 décembre (2008) nous devions plus être dans l'appartement. Après 9 ans!!! Comme si nous étions des voleurs ou des bandits....
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# Posté le mardi 09 décembre 2008 14:23

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 09:02

Mes parents ont fait recours. Le 3 décembre ils avaient rendez-vous pour une séance de conciliation. Le directeur est venu seul et il s'est comporté de manière très arrogante. Il nous laisse jusqu'au 30 juin pour partir mais la conciergerie s'arrête le 31 décembre... Malgré toute les lettres et signatures des locataires (qui on eu la gentillesse d'écrire à la gérance pour dire qu'il ne comprenait pas pourquoi nous devions partir et qu'ils voulaient qu'on reste).

Maintenant il faut chercher un appart!!! Et peut-être au revoir Lausanne.... :( :o :-#


Est-ce que les hauts placés ont le droit d'écraser les plus petits, même les honnêtes petits car ils ont des influences et des amis aussi bien placés????

Et c'est ça la justice? C'est ça que nous, les jeunes, devons apprendre?


# Posté le mardi 09 décembre 2008 15:01

Modifié le samedi 13 décembre 2008 08:58

BONNE ANNEE 2009 (Ouvrez le 24 heure du 31 décembre à la page 27!!)

BONNE ANNEE 2009 (Ouvrez le 24 heure du 31 décembre à la  page 27!!)
ALAIN WALTHER | 31.12.2008 | 00:02


A 42 ans Medalit Mury a du souffle. Ses prestations de marathonienne et ses occupations quotidiennes en témoignent. Mère de 4 enfants âgés de 15, 14, 12 et 5 ans, elle est en même temps concierge d'un pâté d'immeubles lausannois comprenant huit entrées pour 90 logements à Ouchy. Après dix ans de loyaux services, la concierge a été licenciée et sa famille doit quitter l'appartement au 31 décembre. Qu'a-t-elle fait pour en arriver là?

Une prise de bec dans une chambre à lessive a suffi. Le courant ne passe pas entre une locataire et la concierge. Dans la chambre à lessive, Medalit, née au Pérou, encaisse des réflexions qu'elle ressent comme racistes. La concierge demande de l'aide à son employeur, la SCHL (Société coopérative d'habitation Lausanne). La SCHL ne bouge pas. Medalit Mury et son époux Philippe, 45 ans, horticulteur, vont à l'inspection du travail. Là, on les aide à rédiger une lettre pour demander une légitime protection à leur employeur, qui ne fait toujours rien.

Enfin pas tout à fait, les Mury reçoivent par retour du courrier une lettre de licenciement et l'ordre de quitter leur appartement le 31 décembre. «J'ai perdu mon travail, mon logement, mon honneur.»

Son honneur perdu pour n'avoir pas été soutenue, humiliée qu'elle était dans l'exercice de ses fonctions, la concierge veut le retrouver en étant réintégrée dans son job et son logement. Atterrés par la décision de la SCHL, une cinquantaine de locataires ont envoyé des lettres de soutien aux Mury.

Passer le cap
Les Mury vivent à six dans un quatre-pièces de 83 m2. Faute de place, ils ont vendu la grande table de la salle à manger et donc ne reçoivent plus. La chambre des époux est au salon, qui est aussi le bureau de Philippe. C'est là que le père a préparé pendant un congé sans solde un brevet fédéral pour compléter sa formation (nature et environnement). Un petit crédit pour compenser le manque à gagner et un ½il vigilant sur les dépenses: les Mury ont réussi à passer le cap. Jusqu'à la lettre de la SCHL.

Contactée, la présidente de la Fondation Pro Habitat, Maryse Perret, a déclaré être au courant de la situation. Mais se refusant à tout commentaire, la présidente a renvoyé à Bernard Virchaux, directeur de la Société coopérative d'habitation (SCHL). En fin de semaine dernière, le directeur a déclaré être au courant de la situation des Mury. Mais se refusant à tout commentaire, Bernard Virchaux a renvoyé à... Maryse Perret. Le directeur s'est borné à déclarer que «les Mury ne seraient pas à la rue le 1er janvier.»

«Plus malheureux que nous»
Perte d'emploi, perte d'un logement, les voilà à la merci du moindre imprévu. Avec quatre enfants et un revenu net de 4600 francs (salaire de l'époux et allocations familiales), les Mury ne se sentent pas pauvres et jamais ne se plaignent. Au Centre social protestant pourtant, on juge leur situation à la limite de la précarité. «Dans le monde, en Suisse, confie sans chichi Philippe, 45 ans, il y a plus malheureux que nous.» En Suisse, le seuil statistique de la pauvreté pour un couple avec deux enfants est de 4600 francs. 



source

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 07:44

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:31

=)

=)
© JANINE JOUSSON | Medalit et Marie, comme les autres membres de la famille Mury, pourront rester jusqu'en décembre 2010 dans leur appartement de l'avenue de la Harpe. La SCHL ne fera pas recours contre la décision de la préfecture.

ALAIN WALTHER | 09.01.2009 | 00:02


Medalit Mury, la concierge expulsée, pourra reprendre son souffle et garder plus longtemps son logement. La commission de conciliation de la préfecture de Lausanne a considéré que son employeur, la Société coopérative d'habitation Lausanne (SCHL), ne pouvait expulser la famille au 31 décembre 2008. Un délai de deux ans a paru plus équitable à la préfecture. La SCHL ne fera pas recours contre cette décision.

Soutien dans le quartier
Petit bout de femme et mère de quatre enfants, Medalit Mury tient bon la barre. Pendant neuf ans, avec son époux Philippe, horticulteur, elle a été concierge d'un groupe d'immeubles. Jusqu'à ce qu'un différend avec une locataire, à la chambre à lessive, s'envenime. La concierge demande la protection de son employeur qui, «constatant le climat d'agressivité», résilie son contrat et veut l'expulser (2 4 heures du 31 décembre). Le voisinage réagit. Une pétition forte de plusieurs dizaines de signatures est envoyée à la SCHL. «C'est bon de savoir qu'on vous aime bien», soupire la concierge licenciée. La coopérative de logements n'est pas revenue en arrière d'elle-même mais accepte la décision de la préfecture. C'est le soulagement pour la famille Mury.

Pour fêter la bonne nouvelle, Medalit a passé une nuit sur le pont Bessières, en compagnie des «Amis de Joël» luttant contre la déprime pendant les Fêtes. «Être avec les autres, c'est un cadeau que vous faites aussi à vous-même», explique Medalit, chrétienne pratiquante.

Dans la cuisine, les messages de soutien se sont empilés sur la table. V½ux de l'abbé d'une paroisse catholique voisine ou d'un des professeurs de l'aînée des Mury, Angela-Mia, gymnasienne de 15 ans. Les parents découvrent aussi avec surprise qu'Angela-Mia a ouvert un blog pour conter les péripéties de la vie de famille (xx-injustice-xx.skyrock.com). Tout est bien qui finit bien? Pas tout à fait.
Medalit, en coureuse de fond confirmée, profite du répit actuel, car le marathon n'est pas terminé. Elle a certes du temps devant elle mais il va falloir trouver un autre appartement, l'actuel étant déjà exigu.

Licenciement irrévocable
Forte de la décision de la préfecture, la concierge s'est même demandée un moment si elle pouvait aller plus loin et demander sa réhabilitation à son poste. A la SCHL, Bernard Virchaux, fait savoir que le licenciement est irrévocable. Le directeur de la coopérative ne fait qu'un seul commentaire sur cette affaire: «S'ils le veulent, la SCHL laissera les Mury dans cet appartement. Mais ils auront à en supporter les conséquences, lesquelles seront plus désagréables pour eux que pour nous.»


source

# Posté le vendredi 09 janvier 2009 06:34

Modifié le samedi 05 septembre 2009 11:31

MERCI, Merci, merci, merci, merci....

MERCI, Merci, merci, merci, merci....
Merci
Ce n'est pas un simple merci, c'est un immense MERCI qui vient du fond de mon coeur....

A tous les gens qui nous on soutenu, aidé, encouragé....
Ceux qui d'un simple "courage" ou un sourire nous on beaucoup aidé...
Ceux qui ne nous connaissaient pas et qui on écrit ou envoyé de merveilleux messages qui m'ont fait pleurer...
Aux voisins qui nous on soutenu
Au journaliste qui en quelque sorte nous a sauvé la vie...

A tous au immense MERCI


Un jour quelqu'un a dit à maman " Madame Mury, on est jamais trop gentil... On peut être trop méchant, mais jamais trop gentil..."

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 10:02